Mada semaines 4 et 5
- 3 juin
- 2 min de lecture
Les points communs entre nos précédents voyages et Madagascar :
Les badjaj, ces petits bolides jaunes, cousins des tuk-tuk asiatiques, sont capables de transporter cinq ou six personnes… ou une cargaison qui ferait pâlir un camion. Disons qu’ils sont plus à l’aise avec les tonnes qu’avec les bosses : à la moindre aspérité, ils passent de 50 km/h à 0,5 km/h en moins de temps qu’il ne faut à Buzz l’Éclair pour dire “vers l’infini et au-delà”. Leur philosophie de conduite ? Créer un maximum de confusion : se mettre à droite pour tourner à gauche, à gauche pour tourner à droite, ou parfois — luxe suprême — du côté où ils vont vraiment tourner. Moi, ça me fait tourner en bourrique. Quant au clignotant, il suit la même logique. Bref, un vrai casse-tête pour mon cerveau dyslexique. Et puis, impossible de ne pas chercher la signification du mot badjaj. J’ai trouvé une piste : Bondit Avec Danger, Jamais Avec Jugeote.
Autre point commun avec les autres pays visités, les expatriés restent entre eux donc ici on pourra dire que "les vazas c'est comme les zébus, ça reste en troupeaux". (vaza c'est l'étranger)
Comme partout dans le monde, les légendes entourent certains lieux :
Un jour, un étranger assoiffé demanda de l’eau en traversant tout un vilage,: tous refusèrent, sauf une femme qui habitait la dernière maison avait un cœur généreux.
Alors l’esprit divin révéla son courroux : le village serait englouti, ses habitants changés en crocodiles, et elle seule survivrait pour veiller sur eux.
Depuis, les crocodiles sacrés glissent sur l’eau, parés de bracelets qui rappellent leur ancienne humanité.
La femme devint la protectrice des lieux, et ses descendants perpétuent les rituels d’offrandes et de sacrifices de zébus pour honorer les esprits du lac.
Notre visite du lac sera moins poétique, plus sportive. Après avoir payé l’accès et demandé l’autorisation au chef de quartier, on nous propose un guide. Pas de chance, il n’a pas de moto. On nous suggère de le prendre sur la nôtre… mais vu son gabarit, nos bagages et déjà nous deux sur cette petite bécane, c’était un remake de la chanson, "Ha ce qu'on est serré, au fond de cette boîte chantent les sardines” ca y est vous l'avez pour la journée.Bref on n’a pas osé tenter. On part donc seuls, mais avec un bon esprit en passager invisible. Arrivés au lac, on garde une distance de sécurité de 20 mètres, la clé sur la moto prête à fuir au cas où… L’attente fut longue, jusqu’à ce qu’un boa curieux vienne nous observer, comme si on était son Netflix du samedi. Le crocodile, lui, a préféré rester dans l’eau, nous scrutant dix minutes pour décider si on valait un en-cas. Heureusement, c’était samedi, jour des offrandes, donc il avait probablement déjà mangé.
Voila les petites nouvelles de nos derniers jours à Mada, que du plaisir, des rencontres , beaucoup de découvertes et surtout énormément de souvenirs


































Commentaires